Pourquoi est-ce qu’on travaille mieux lorsque l’on n’est pas au travail ?

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Pourquoi est-ce qu’on travaille mieux lorsque l’on n’est pas au travail ?

Je ne sais pas vous, mais moi je travaille beaucoup mieux lorsque je suis chez moi. J’ai la chance d’avoir un travail dans lequel je peux bosser de où je veux. Du coup, j’ai fini par ne quasiment plus aller dans les bureaux de la boîte afin d’être plus productif et d’optimiser au mieux ma journée.

Les bureaux d’entreprises ne sont pas le bon endroit pour travailler

Jason Fried (le fondateur de BaseCamp) s’est intéressé au problème. Selon lui, le bureau n’est vraiment pas un bon endroit pour travailler. Durant 10 ans, il a questionné de nombreuses personnes. Il leur a demandé où ils allaient lorsqu’ils devaient vraiment obtenir un résultat ? Il a obtenu énormément de réponses variées (cuisine, train, avion, peu importe tant que c’est le matin tôt, etc.). Parmi ces réponses, les bureaux d’entreprise n’ont jamais été cités. Pourquoi ? Parce qu’on s’y fait toujours interrompre.

Comme pour le sommeil, nous avons des phases de travail

Nous le savons, au cours de la nuit nous enchainons plusieurs phases de sommeil. Plusieurs phases font un cycle complet. Pour atteindre le sommeil vraiment profond, il est nécessaire de passer par des étapes intermédiaires de sommeil plus léger. Le problème, c’est que si nous nous réveillons durant ces phases, nous ne pouvons pas reprendre là où nous en étions. Il faut recommencer tout le cycle. Ainsi, deux nuits de la même durée de sommeil peuvent en réalité donner deux qualités de repos différents.

C’est la même chose avec le travail. Vous vous en êtes très certainement déjà rendu compte, mais pour produire un travail vraiment efficace il est nécessaire de se poser un peu avant. La concentration et la profondeur de réflexion arrivent peu à peu. Et si jamais vous êtes interrompu(e), vous ne pourrez pas retrouver cet état de concentration et 2 minutes. Vous devez donc tout recommencer.

Les distractions volontaires et involontaires

Une des craintes principales des employeurs lors du télétravail, est que les employés interrompent régulièrement leur travail pour regarder la télé, ou aller faire une course par exemple. De même qu’au bureau, il est interdit (voire impossible) d’utiliser certains sites comme Facebook ou Twitter. Or, c’est une erreur de les considérer ainsi. En effet, c’est distractions sont des distractions volontaires. Le salarié choisit de regarder la télé. Il choisit d’aller sur Facebook. La distraction ne va donc généralement pas arriver à un moment où le salarié est en phase de concentration profonde.

Ce qu’il ne choisit pas par contre, c’est de se faire interrompre par des collègues ou un manager pour une raison X ou Y. L’interruption va avoir lieu peu importe sa phase de concentration. Et quelques minutes après, il va donc devoir recommencer entièrement son travail de réflexion.

Identification des problèmes : les M&Ms

Fried identifie deux problèmes principaux dans les bureaux d’entreprises : les Managers & Meetings (M&Ms). Et d’ailleurs, ces M&Ms sont généralement absents des endroits cités au début et où les salariés préfèrent travailler. Le métier même du manager consiste à suivre l’avancée des salariés. Il est donc souvent amené à les interrompre dans leur travail pour mener à bien sa mission. Par ailleurs, ce sont rarement les employés qui suggèrent les réunions. En réalité, cela les interrompt en plein travail, les sort de ce qu’ils faisaient. Et je doute fort que, sur une réunion de 10 personnes, les 10 aient été à un moment propice pour eux dans leur phase de concentration pour stopper tout ça. De plus, les meetings peuvent être d’une utilité discutable. Et souvent, on estime qu’une réunion d’une heure avec 10 personnes à « coûté » 1h à l’entreprise. C’est faux. Elle a coûté 1h x 10 personnes = 10h de réunion. Ce sont donc 10 heures de production qui auraient pu être utilisées différemment (et certainement mieux !).

Des solutions existent

Des moments de silences

Que vous les appeliez No Talk Thursdays, des après midi silencieuses ou autre, l’idée est de réserver une partie du temps au silence. Les personnes présentes dans les bureaux auront l’interdiction de parler. Imaginez le travail que vous accompliriez si vos collègues ne vous interrompez pas pendant 3 ou 4h de suite.

La communication par messagerie

Favorisez les emails ou autres outils de messageries instantanées au maximum. Que ce soit pour dire bonjour le matin, poser des questions ou faire des propositions, faites-le par message. Ainsi, vos collègues pourront ainsi choisir du moment où ils les lisent, et ne seront pas interrompus pendant leur concentration.

Supprimer les réunions

Si vous en avez le pouvoir, supprimez la prochaine réunion sur votre planning. Il y a fort à parier que tout se passe bien sans elle. Le problème va se régler tout seul.

Conclusions et applications

  • Nous sommes beaucoup trop interrompus dans notre travail lorsque nous sommes dans les bureaux des entreprises ;
  • Ces interruptions nous freinent dans l’atteinte d’une concentration (et donc d’une productivité) maximale ;
  • Jason Fried identifie les managers et les réunions comme la source du problème. C’est pourquoi les salariés préfèrent généralement travailler au calme, sans gêne, hors des bureaux ;
  • Pour limiter la fuite des bureaux, nous pouvons penser à trois solutions : (1) des moments de calme, (2) l’utilisation massive des messageries instantanées au lieu du téléphone ou du face à face, et (3) la suppression des réunions.

Vous trouverez d’autres astuces pour être plus efficace au travail dans l’article sur le développement personnel au travail. Il aide à s’épanouir en entreprise via le développement personnel.

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