Livre sur le haut potentiel intellectuel et l'hypersensibilité

Aujourd’hui on va apprendre à gérer son hypersensibilité et son haut potentiel grâce au livre « Mon Cerveau est Hyper » de Cathy Assenheim. Si vous êtes une personne hypersensible ou à haut potentiel, on va y découvrir de nombreuses techniques qui vont vous aider à vous apaiser.

Je m’appelle Paul et mon haut potentiel a été découvert il y a plus de dix ans maintenant. Et aujourd’hui je partage ce que j’ai lu pour aider les petits nouveaux à aller mieux.

NB : cet article est la transcription de la vidéo ci-dessus.

Présentation du livre

Dans son livre « Mon Cerveau est Hyper », Cathy Assenheim  s’adresse aussi bien aux hypersensibles qu’aux hauts potentiels intellectuels. Elle les regroupe sous le nom de « hyper ».

Haut potentiel intellectuel (HPI) ou hypersensible ?

Elle fait une différence entre ces deux hypers (le HPI et l’hypersensible). Elle estime qu’environ 1 HPI sur 5 est hypersensible. Donc une grande majorité des personnes à haut potentiel ne serait, selon elle, pas hypersensible.

Est-ce que tous les HPI sont hypersensibles ?

Cet avis est un peu différent de celui de plusieurs personnes et notamment Jeanne Siaud-Facchin qui, elle, dit que tous les hauts potentiels intellectuels sont hypersensibles. Dans son bouquin, Cathy Assenheim parle d’abord du cerveau haut potentiel intellectuel. Il s’y passe plein de choses, je ne vous apprends rien ! Je vais vous donner quelques points que je trouvais intéressants.

La réaction au stress chez les zèbres

Elle commence en parlant de la réaction au stress. Quand je parle de stress c’est la réaction neurophysiologique, pas le stress négatif avant un examen. On a des milliers de petites réactions au stress par jour. Sauf les hauts potentiels intellectuels qui en ont encore plus.

Comment fonctionne le stress ?

En gros, cette réaction arrive lorsqu’il se passe quelque chose. C’est l’explosion dans mon dessin. Ça peut être la faim, ou lorsqu’on voit une voiture qui nous fonce dessus. Cette action va provoquer un changement dans notre corps qui est généralement une libération d’hormones ou un flux nerveux. Par exemple, quand on voit la voiture qui nous fonce dessus, on a d’un coup un gros flux nerveux qui va dans les jambes et on file sur le trottoir. Une fois que cette réaction est passée, c’est la fin du stress. Ça va mieux. On s’apaise.

Ce cycle se produit des milliers de fois par jour, et il consomme beaucoup de ressources. C’est aussi quelque chose qui passe souvent inaperçu. Quand la voiture qui nous fonce dessus on s’en rend compte, mais pas tout le processus de libération d’hormones de la faim.

On a plein de cycles de stress au cours d'une journée

Là je vous ai représenté le niveau de stress au long de la journée pour une personne neurotypique. On voit qu’on a d’abord des phases d’alerte : ça monte. Puis des phases de détente. Et puis une nouvelle alerte, une nouvelle détente, et ainsi de suite.

On a plein de cycles de stress au cours d'une journée

Maintenant, on voit que le HPI a beaucoup plus de ces courbes, beaucoup plus de cycles. Son cerveau est continuellement excité par les informations qui lui parviennent. Il est tout le temps en alerte. Il a un éveil cérébral très particulier. Ce nombre important de réactions au stress fait qu’il est plus enclin à avoir de la saturation cérébrale. C’est pour ça, selon elle, que les hauts potentiels intellectuels sont plus anxieux.

Le cortisol chez les surdoués

Deuxième chose très importante dont elle parle : le cortisol. C’est une hormone qui joue un rôle essentiel dans la production d’énergie. Je vous ai dessiné sa forme scientifique / chimique pour m’amuser.

A quoi ressemble le cortisol ?

Elle est impliquée dans le rythme circadien. C’est le rythme éveil / sommeil. On a un pic de cortisol le matin entre 6h et 8h : c’est celui qui nous réveille et qui nous tire du lit. Ensuite ce taux de cortisol diminue tout au long de la journée pour qu’on arrive le soir presque vide pour ne pas être trop excités. Le cortisol laisse place à la mélatonine qui vient prendre le relais pour la nuit. C’est ainsi que ces deux hormones se règlent seules et qu’on a notre cycle éveil – sommeil.

Le cortisol a un pique entre 6 et 8h du matin, puis diminue au cours de la journée

Ce qu’il faut savoir c’est que le cortisol est aussi produit quand on a des moments de stress parce que, comme on vient de le voir, ces moments de stress demandent beaucoup d’énergie. Et le cortisol fournit cette énergie. On vient également de le voir : le haut potentiel intellectuel a beaucoup de pics de stress tout au long de la journée, ce qui fait que son taux de cortisol ne baisse pas vraiment – ou du moins il baisse moins bien et moins vite. C’est ce qui, encore une fois selon elle, pourrait provoquer des problèmes d’endormissement. Quand arrive le soir et le moment d’aller se coucher, on est encore trop excités et on pense à tout, on a des ruminations dans la tête… Finalement, on ne s’endort pas.

Le cortisol a un pique entre 6 et 8h du matin, puis diminue au cours de la journée

Le système sympathique et parasympathique

Et enfin je voulais vous parler du système sympathique et du système parasympathique. Ce sont deux systèmes de fonctionnement de notre corps et de nos organes. Le sympathique est plus dans l’action, et le parasympathique est plus dans la détente et le repos.

Le système sympathique est celui de l'action, le système parasympathique est celui de la détente

Par exemple le système sympathique va activer la fonction cérébrale et toutes les hormones de l’énergie alors qu’au contraire le système parasympathique va plutôt ralentir cette même fonction cérébrale et libérer les hormones du bien-être. Le sympathique accélère le rythme cardiaque et la pression sanguine alors que le parasympathique va ralentir tout ça. Le sympathique active la fonction respiratoire et surtout l’inspiration (on prend de l’énergie) alors que le parasympathique est ralentit cette fonction respiratoire et on expire, on se détend.  Et enfin le sympathique stimule l’activité du foie en ralentissant la fonction digestive alors que le parasympathique inhibe l’activité du foie en augmentant la digestion.

Le « problème », c’est que les personnes à haut potentiel intellectuel ont tendance à être beaucoup plus dans le système sympathique et dans l’action. Elles ont beaucoup de mal à basculer sur leur système parasympathique qui est lié à la détente. C’est un travail qu’il faut apprendre à faire.

Le cerveau hypersensible

Ensuite la deuxième partie du livre est orientée sur le cerveau des personnes hypersensibles. En la lisant, je me suis rendu compte que ça correspondait vraiment à ce que j’avais dit dans un précédent article. Donc je vous invite à aller lire mon article sur le fonctionnement du cerveau hypersensible, ou à le regarder en vidéo juste en dessous.

Ensuite, toute la fin du livre Cathy Assenheim donne plein de techniques pour aider les hauts potentiels les hypersensibles au quotidien. C’est vraiment très concrets et franchement c’est pas mal du tout. Il y en a plein. Je ne vais pas toutes vous les dire parce que ce n’est pas cool pour elle. Il faut aller acheter le livre si vous voulez tout savoir !

L’alimentation chez les Hyper

Mais je voulais vous parler d’une que j’ai beaucoup aimée et qui parle de l’alimentation. J’adore l’alimentation. Je suis un fan de tout ça.

Elle propose notamment un menu qui est bien pour les personnes hypers.

Cathy Assenheim conseille un menu spécial pour les personnes hyper

Ce menu est constitué notamment de protéines à prendre toute la journée et dès le matin. Leurs acides aminés sont primordiaux pour le fonctionnement cérébral.

Ensuite il faut avoir une alimentation riche en fer. C’est surtout présent dans les viandes rouges, les céréales complètes et les fruits secs. Le fer va aider l’oxygène à aller dans le sang et donc jusqu’au cerveau.

Il faut également consommer des glucides de qualité (mais avec modération, et au bon moment !). Privilégiez sucres lents le matin et à midi, et des sucres rapides au goûter pour préparer une chaîne hormonale qui va être responsable du sommeil. Attention : quand je dis sucres rapides ce n’est pas du soda, du Coca, ou des viennoiseries. C’est plutôt des fruits et du chocolat avec au moins 70% de cacao.

Après il faut privilégier les bonnes graisses (comme les huiles vierges) parce que la graisse représente 60% de la masse cérébrale.

Ensuite buvez beaucoup d’eau, c’est classique. C’est la base de tout.

Privilégiez aussi la consommation de magnésium et safran. On vient de le voir, les hypers sont des personnes qui sont sujettes à la surexcitation du système nerveux. Le magnésium et le safran vont aider à apaiser ce système nerveux.

Et enfin dernier conseil : soignez bien votre microbiote. Pour ceux qui connaissent pas la microbiote, ce sont tous les microbes qu’on a à l’intérieur de notre système digestif et qui aident à consommer les aliments, à les digérer, à les découper, etc. C’est un vrai écosystème, c’est un truc incroyable ! Si vous êtes aussi passionné que moi par ça je vous invite vraiment à aller voir le reportage de Arte. Il est incroyable ! Il dure une heure environ et franchement c’est fou ! Moi j’adore donc je suis un fond mais si vous aimez allez-y vraiment, il est super bien fait. Ça n’a rien à voir avec le haut potentiel intellectuel là, je vous le donne juste parce que je l’ai adoré.

Conclusion sur le livre « Mon cerveau est hyper » de Cathy Assenheim

Ce qui différencie ce bouquin (et que je trouve qui est très bien) c’est qu’il parle beaucoup des réactions qu’on a dans le cerveau, de nos hormones, etc. Moi j’adore tout ça. Il parle aussi beaucoup des techniques du quotidien qu’on peut mettre en place et c’est vraiment bien fait.

Si vous voulez vous pouvez le commander. Vous avez un lien pour l’acheter directement sur Amazon. Pour info (pour être transparent) c’est un lien qui est affilié. Vous, ça ne vous coûte pas plus cher. Moi je touche une petite commission par Amazon. Ça m’aide à vivre, soyez sympa !

Et je vous dis à la prochaine !