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Sommaire

Temps de lecture : 3 minutes

Vous êtes nombreux à me parler de votre vision du HPI. Certains y voient une compétence générale (vous êtes incroyable partout), d’autres quelque chose de beaucoup plus local (vous êtes incroyable en mathématiques).

Eh bien figurez-vous que tout le monde a raison. Cette différence de vision vient d’une problématique encore non résolue : les modèles de définition du HPI.

Cette semaine, je vais vous présenter les 4 modèles principaux qui regroupent la quasi-totalité des façons de concevoir ce qu’est une personne surdouée.

Thème : Les modèles du HPI

C’est parti pour l’email sympa de la semaine 💫

🌸 Les modèles globaux unidimensionnels

(Ah oui, je m’excuse d’avance pour les noms pompeux et incompréhensibles. C’est un truc que certains scientifiques aiment bien faire…)

Ici, on a décidé que le Haut Potentiel est une caractéristique de la personnne.

En fait, certains chercheurs (Alfred Binet par exemple) se sont rendus compte que les « grandes compétences intellectuelles » sont liées. Par exemple, une personne avec un vocabulaire riche et varié aura une meilleure mémoire à court terme ou une meilleure visualisation spaciale.

Cette découverte implique donc l’existence d’une chose, un dénominateur, un facteur commun qui permettrait d’expliquer ces compétences globales « hautes » ou « basses ».

Bim, bam, boum, en découle le Facteur g que l’on mesure avec le quotient intellectuel.

Le Quotient Intellectuel mesure le Facteur g

Plus notre Facteur g est grand, plus notre intelligence est grande, et plus notre QI est élevé.

Il ne nous reste plus qu’à prendre un seuil arbitraire pour définir la frontière entre HPI et non-HPI : 130 la plupart du temps.

 

👉🏻 Cette « vision globale unidimensionnelle » du HPI est très appréciée / favorisée par les scientifiques car elle est facile à mesurer. Il suffit de faire passer un test de QI aux cobayes et de ne garder que les individus à plus de 130. Dans les modèles suivants, vous verrez que c’est une toute autre histoire.

🌼 Les modèles locaux spécifiques

L’idée est similaire à la première, sauf que là le haut potentiel n’est pas appliqué à la personne entière mais plutôt à une compétence précise.

Selon certains (comme Louis Thurstone), ce que j’ai appelé les « grandes compétences intellectuelles » ne sont pas liées. Donc vous pouvez avoir un vocabulaire riche et varié, mais ça ne signifiera pas que vous aurez une meilleure mémoire ou une meilleure visualisation spaciale.

Les premiers modèles supposent une cohérence entre les différents scores des 4 indices du test de QI. Ici, on peut très bien avoir un score exceptionnel sur l’indice de compréhension verbale mais se ramasser sur l’indice de vitesse de traitement.

Test de QI complet

On ne parle d’ailleurs plus de haut potentiel mais de zones de haute potentialité.

 

👉🏻 Le modèle des intelligences multiples de Howard Gardner représente parfaitement cette catégorie (même s’il a depuis été mis à mal par de nombreux scientifiques).

🍀 Les modèles systémiques

Pour cette 3ème catégorie de modèles, on s’éloigne encore un peu plus du QI classique comme on l’entend souvent. Ici, le haut potentiel « apparaît » lorsque plusieurs éléments sont réunis, lorsqu’un système est en place.

Pour illustrer ma phrase incompréhensible, je vous ai fait un petit schéma qui représente le modèle des 3 anneaux (un des modèles systémiques).

👉🏻 Le haut potentiel est donc la conjoncture de plusieurs éléments. Il n’est plus juste inné.

🌹 Les modèles développementaux

Et enfin, on sort carrément du quotient intellectuel et de l’intelligence en tant que telle. Ici, on suppose :

  1. Que le HPI est local (cf modèles 2)
  2. Que le HPI se développe

En gros, une personne aura une facilité dans un certain domaine, une prédisposition. Mais ce n’est que le développement de cette compétence qui va réellement la transformer en haut potentiel.

👉🏻 Ici, on suppose donc que, avec juste une petite facilité (mais du coup beaucoup de travail et de développement), tout le monde pourrait devenir haut potentiel.

Alors, quels sont les modèles qui vous parlent le plus ?

De mon côté, j’ai tendance à me focaliser sur les premiers (QI global de +130) car ils correspondent plus à ma vision du sujet… et que ce sont ceux qu’on connaît le mieux. Comme je l’ai dit, ce sont ceux que les scientifiques préfèrent car ils sont mesurables. Et en plus d’être mesurables, on se rend compte qu’il y a une réelle différence dans le fonctionnement du cerveau en suivant ces modèles.

À mardi prochain,

 

Paulo

 

PS : j’ai galéré à trouver des émojis pour illustrer mes titres. Alors j’ai mis des fleurs. Les beaux jours arrivent !

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