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Sommaire

Temps de lecture : 2 minutes

L’autre jour, l’un(e) d’entre vous m’a envoyé un message pour me signaler, à juste titre, que je n’abordais que trop peu le sujet des « HPI âgés ».

Je parle beaucoup de l’enfance et de la vie d’adulte, mais que trop peu de la retraite et fin de vie.

Il y a une bonne raison à cela : c’est une population très peu connue des scientifiques (qui, visiblement, préfèrent la jeunesse). Et comme je base la quasi-totalité de mon contenu sur des articles scientifiques… vous êtes passés à la trappe, les vieux ! Sorry ! 🙊

Dans l’email sympa de cette semaine, j’ai décidé de vous rendre hommage, vous, HPI plus avancés.

Il ne sera donc pas basé sur des statistiques et autres, mais plutôt sur la synthèse de témoignages que je reçois.

(Désolé d’avance si j’utilise des termes offensants. Ce n’est pas mon but. Je parle rarement du « grand âge » et certains mots seront peut-être maladroits)

 

Thème : Vieillir quand on est HPI

C’est parti pour l’email sympa de la semaine 💫

🕵🏻‍♂️ La découverte tardive

La première chose qui frappe en lisant certains témoignages, c’est la question de la découverte tardive de son HP.

Et quand on y réfléchit, c’est tout à fait normal. Les personnes de 60 ans et plus en 2022 sont nées avant 1962. À cette époque, être surdoué ou zèbre n’était pas un sujet dont on entendait parler comme aujourd’hui (d’ailleurs, « zèbre » n’existait pas vu que Jeanne Siaud-Facchin qui l’a inventé n’avait que 5 ans).

Donc, sauf quelques rares exceptions, les HPI âgés aujourd’hui l’ont découvert sur le tard.

Et cette découverte a permis, selon vos témoignages, de regarder votre vie passée sous un nouvel oeil et d’expliquer beaucoup de choses inexplicables jusqu’à présent.

 

Se pose alors la question de l’intérêt du test de QI. Faut-il le passer ou non ?

Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. C’est un choix personnel. Si la « validation » ou non ne vous gêne pas plus que ça, alors gardez votre argent et n’allez pas le passer.

 

💬 Je fais une petite aparté parce que vous êtes de plus en plus à me taper sur les doigts quand je dis des choses comme ça (QI +130 = HPI).

Vous me dites qu’il n’y a pas que le QI qui compte. C’est vrai et faux. En fait, tout dépend du modèle de compréhension du HPI que l’on prend (j’en parle en détails dans cette ancienne newsletter).

De mon côté, je préfère l’approche où le HPI n’est défini que par le test de QI, car c’est la seule que l’on peut étudier via des tests scientifiques. C’est un choix. Il y en a d’autres. 

👯‍♀️ Et les amis ?

Concernant les relations sociales, je lis de tout !

Pour certains, le mieux consiste à rester seul avec soi-même, dans sa tête. J’ai même reçu cet message poétique :

Parfois, c’est les « discussions de vieux » avec « les autres vieux » qui ennuient.

Conseil : favorisez les échanges intergénérationnelles (via des associations, les écoles, etc.). Et en plus, ça va permettre de combler un besoin de stimulation que je lis parfois ! Quand on vieillit, on peut vite se faire mettre de côté alors qu’on ne demande qu’à rester incclus dans la société.

Et puis je lis aussi certains messages qui me font part du chagrin suite à la perte d’un proche, et les difficultés à garder des relations sociales quand tout le monde s’en va petit à petit.

La mort est un sujet complexe. Tellement que j’y consacre la prochaine partie.

👻 La mort chez le HPI

(J’ai mis un petit fantôme rigolo pour essayer de dé-dramatiser tout ça)

Ce qui me surprend, c’est que les messages que je reçois de la part de HPI seniors sont très détachés de la mort. Oui, on est affectés lorsqu’on perd quelqu’un. Mais la mort semble moins mystérieuse, moins effrayantes que chez les plus jeunes.

En effet, je reçois beaucoup de messages de jeunes adultes qui me demandent des conseils pour « faire quelque chose de leur don » et « ne pas perdre une seule seconde de leur vie ». Ils sont conscients que la vie a une dead-line, que chaque seconde compte, et ont peur de ne pas faire tout ce qu’ils voulaient avant de mourir.

Et quand on remonte encore un peu, chez les adolescents, je reçois des messages qui ressemblent presque à des appels à l’aide : la mort est omniprésente dans leur vision de la vie, ils y pensent en s’endormant, sont stressés, etc.

Chez nos ainés par contre, le sujet est abordé avec beaucoup plus de détente. La mort existe, oui. Elle est triste, c’est indéniable. Mais elle ne fait plus peur.

Est-ce que c’est une étape de plus dans la maturité que l’on acquiert en vieillissant ? Est-ce le fait d’être confronté à la mort de manière plus régulière ? Je ne sais pas.

En tout cas, moi, en tant que petit jeune, ce sujet me tracasse toujours un peu. Mais je suis bizarrement rassuré de savoir que, en grandissant, cette angoisse à l’air de disparaitre.

À mardi prochain,

Paul

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